dimanche 13 juin 2010

Demande de reconnaissance...


Prisonnière volontaire dans mon atelier, les commandes se suivent sans forcément se ressembler...
Accumulation sérieuse de ces dernières et je rencontre à chaque fois le même dilemme quand déboulent les dernières touches de couleurs...
Je ne sais jamais si la livraison prochaine enchantera les intéressés.
Je demeure au pont mort c'est à dire dans l'ambiance fâcheuse de ce doute obsessionnel.
Impossibilité de prendre du recul. Cela devient viscéral....SOS....
Soit je continue mon gribouillage, sans intérêt, au risque de me planter lamentablement et là, effet boomerang (au clair, ça me revient dans la figure et y a + qu'à récupérer à la spontex le "trop" mal fait!),
soit j'en appelle à la bonne volonté de mes proches, leurs commentaires sincères sans comédie ni hypocrisie....
Ils pensent quoi de cette toile....que je traîne là, auprès du frigo......
Un regard inquisiteur, puis blasé et finalement honnête : "fait quoi encore cette toile dans nos pattes...nous dérange, mince alors!"


Si près du frigo, le plan A ne fonctionne pas, cherchons-en un second + maléfique.
Les points stratégiques de la maison vont devenir les cibles de ma mission.
Pas possible de manquer. A moi les points et les commentaires adaptés.



Evidemment, au petit coin....l'air de rien.....


SOS écrit au rose à lèvres indélébile (ça, j'sais pas : ne poussons pas le bouchon trop loin...) sur l'écran tv à l'heure du journal du Mondial.....


Apéro dans le salon !
Prenez place sur le canapé si confortable, les amis !


A taaaable !

Et si après tous ces pièges, y en a encore qui n'ose me donner leur avis sur le tableau.........
Y a anguille sous roche : veulent pas me decevoir, ont peur que je leur rentre dedans.
Plan B:
Je n'ai + qu'à recommencer l'objet de malheur.
Plan C :
Je quitte ce métier insoutenable pour devenir dératiseur....et me venger......je mettrai des embuscades partout, partout, partout....


samedi 12 juin 2010


Galeries d'Art

Saint-Gilles Croix de Vie

Pont-Aven

où mes drôles et mes drôlettes vivent en famille.

Fenêtre ouverte sur une multitude de peintres et sculpteurs de renommée.
Fenêtre entrouverte sur le port de Saint-Gilles.

Ma p'tite fenêtre de coeur où j'aime aller déposer mes toiles car il s'agit de mon pays natal, nom d'une sardine à l'huile !
http://www.galerie-arts-revzin.fr/












Fenêtre ouverte sur la qualité artistique de cette galerie, du côté de l'Aven.

Fenêtre généreusement accueillante dans cette cité des peintres où ma tendresse se conjugue au présent félin et ronronnant, car il s'agit de mes héros adorés, nom d'une galette au beurre !

jeudi 10 juin 2010

Commande d'une petite rue angevine
Passez commande, mesdames et messieurs !
Parce que cette famille, doux dingues de leur jolie maison, style années 30, et de leur longue rue, fait appel à mon imagination pour créer une peinture.
Une toile qui aurait déjà sa place, là, sur ce vide mural vacant.
Mise en scène citadine où doivent apparaître leur demeure actuelle puis l'ancienne, quelques mètres plus bas.
Nous sommes rue d'Antioche.
Visite guidée, prises de vue, car pour la 1ère fois, je note à quel point la maison leur est chérie. L'envie de palper, humer, ressentir l'atmosphère règnante. Je note les couleurs ambiantes, j'écoute, haut les oreilles, les volontés de chacun des membres de la smala.
Donc, je prends la façade en cliché avec l'espoir, O divin, de la perpétuer sur la toile.
Bien.
Et voilà la pression psychique qui m'envahit!
Faut bien faire, pas de doute.
Faut pas la décevoir, la petite famille !
la réalité

la peinture


La pression environnante est très vite retombée dans mes chaussettes. Je n'avais pas le droit de m'auto-châtier et du coup, de m'inhiber dans cette commande. Je suis rester moi-même. Avec mes couleurs, ma vision de mon monde, mes envies pressantes, mon défouloir arrogant, ma faim insatiable de travailler encore et encore......

la livraison à domicile et déjà les petites doigts se pointent.




Les commentaires vont bon train, en reconnaissant ici et là, les 3 poissons bretons, Chloé, Marius et Gabin.


Pôpa fait les essais sur le mur...dorénavant rassasié de ce tableau.












Et d'avis général, pôpa peut s'avouer heureux de son nouveau rôle de "porteur de tableau" ! jusqu'à pas d'heure!



Mission accomplie pour moi.
Un nouveau bonheur bien frais dans ma tête qui a soulagé mes doutes occasionnels....





La petite rue d'Antioche trône maintenant dans le salon pourpre de la maison du 44.
Merci encore, mes p'tits bretons !

Exposition
médiathèque de St Pierre d'Oléron
En compagnie de Madame Cathy Doutreligne, ses gigantesques et talentueux paysages de bords de plage, mes héros ont pris place sur les murs de ce centre littéraire.
Belle aubaine pour ces mordus de jolies phrases culinaires ou non.....
L'expo, toute en douceur, du côté du coin du lecteur assagi,
trône sur ce long pan de mur.
Magnifique mise en valeur de nos toiles, ce petit bout de ciel bleu juste derrière ce hublot.



Ma grand-mère n'était pas charentaise mais ses recettes dans mes chaussons, ont fait saliver mes drôles en émoi.



Interdit de grignoter sur place,
ni sardines frites au beurre,
ni fraises à la chantilly,
ni souris sous salade verte....



vendredi 5 mars 2010

Marennes - Oléron


Une commande de quelques toiles m'a été demandée afin de participer à un salon sur Marennes-Oléron.

Une opportunité délicieuse de représenter, avec son propre univers plastique, ce paysage de bord de mer....

Biensûr que j'ai accepté de suite car une ribambelle de souvenirs de vacances dans ce décor tant adoré a alors ressurgi de ma mémoire...Souvenirs de belles balades sur les plages, sur les quais où roucoulent de petits baigneurs endormis, près des cabanes de pêche, identité spécifique à ce littoral......
Welcome in Oléron


Mon inspiration est empreinte de ces cabanons de plage. Déjà de véritables oeuvres artistiques : je sors mon diaporama de l'époque et, hop, musique d'ambiance, et voici que défilent ces petites merveilles.
Je m'y retrouve complètement, de toute mon âme, de tout mon corps, jusqu'aux bouts des ongles.
J'y verrais bien des p'tites cahutes de ce genre sur ma toile, n'est-il pas ?



Voilà le rue des maisonnettes : plus serrées les filles... on ne dresse ici ni fils électriques, ni cheminées tordues.... Seulement sa beauté majestueuse sous les pins parasol et/ou occasionnellement une mouette racoleuse.....




Et puis, il y a LUI: Le Phare de Chassiron, haute demeure du bout de l'île...Monstre de hauteur, auguste et majestueux......Graphiquement irréprochable.... Tour de 46 mètres aux 224 marches sublimant le souvenir ancestral de nos gardiens des mers...



Malheureusement, il m'est dur aujourd'hui d'entamer une seule toile pour combler ce petit bonheur mineur.
En effet, cette île de l'Atlantique (en total respect avec son environnement) a subi de plein fouet la dernière tempête Xinthia. Les médias nous parlent de la Vendée, de l'Ile de Ré ou La Rochelle....Mais savez-vous qu'Oléron a été bombardée de plein fouet? La tête à l'envers et les pieds dans l'eau salée. Je suis déconcertée, embarrassée, inquiète, immobile et sans enjeu.... Dépourvue de tout....
Il me faut attendre quelques temps.... Je ne souhaite piétiner ce chagrin et ces terres endolories. Comme un piteux rat des villes spéculant sur ces champs funestes.....

Alors, quelques croquis dans ma caboche en attendant la fin salée du deuil...

mercredi 3 mars 2010

Les triplettes de Belleville
Les triplettes de Cherbourg
Comme vous le savez, j'aime raconter des histoires souvent minimalistes (puisque dans ma tête, je ne m'encombre guère de superflux ou de détails assommants...cela peut nuire à l'équilibre mental d'une désaxée comme moi).
J'aime les références au monde culturel qui nous entoure. A ces choses ponctuelles qui nous affectent malgré nous, au détour d'un film, d'une lecture, d'une découverte artistique, d'un titre vagabondant là....
Pur travail d'illustrateur : saisir ce moment et s'en inspirer dans sa création.
C'est comme un repère dans mon univers.
Je ne peux travailler sans les mots, sans ces critères orthographiés. Ils font résolument partie de ma façon de m'exprimer.
Dans mon registre, prônent toujours les poèmes de Queneau, les vers de Boby Lapointe, le monde coloré de Jacques Tati, les tribulations chantées des Frères Jacques....


Et là, je fais référence à 2 titres de films que je trouve mélodieux et atypiques.
Autre raison cachée, "triplette", mot de la langue française qui fait partie de mon vocabulaire depuis la venue de mes adorables neveu et nièces...des triplés !
Chiffre 3 : facilement exploitable pour 1 illustration...
Voici les Triplettes de Belleville, le titre d'un film d'animation de Sylvain Chomet.
mes maisons se nomment Rose, Blanche et Violette comme les héroïnes du film.
Ne cherchez pas d'autres comparaison avec le dessin animé, y'en a pas....
Elles sont juste 3. Et ma propre héroïne s'appelle Suzette.


Voici Les triplettes de Cherbourg, the titre of the film de Jacques Demy "les parapluies de Cherbourg" parce que petite cité de bord de mer avec sa maison du poisson et non celle du Bon Dieu. Comme je les chéris !
Et bientôt, prochaines sorties annoncées :
Les Triplettes à la mode de Caen
Les Triplettes de Montmartre
Les Triplettes Niçoises
Les Triplettes Savoyardes
.........

mardi 2 mars 2010

Week-end à Larmor Plage


Petit séjour sous la houle bretonne, on n'a même pas eu peur de la menace de tempête.

Larmor Plage est une petite station balnéaire au sud de Lorient qui, certes, nous a gonflé les poumons avec ses embruns et ses cris de mouettes...

Je suis allé déposé quelques toiles à la galerie Artis de Pont-Aven et embarquant ma petite smala avec moi, on a dégusté les magnifiques paysages de cette côte.

On adore!



Ici, un cliché d'amoureux à plumes sur le port de Lorient, avec un fameux flou artistique à la façon Hamilton car mon appareil photo était embué de la pluie de la veille! Des pigeons : c'est dingue mais sur ce port Tabarly, on ne trouve quasiment que ces bêtes volatiles, pas de mouettes ou oiseaux dignes de bord de mer!!! Et qui roucoulent, roucoulent sur fond de voilier!





Félix et Barnabé sont attirés par les vagues énormes. J'ai beau hurlé "AAAAtention aux chaussures dans l'eau les garçons...." Rien n'y fait : les godasses ont pris l'eau à mon grand désarroi et sous les rires nerveux des petits monstres !


Marée montante et vent glacial (force 70 km d'après mon homme). Des geisers d'eau de mer sur le ponton et le but du jeu c'est d'éviter ce coup de tonnerre ou bien d'en prendre une douche marrante.... Pas pour moi évidemment, trop inquiète de retrouver des pantalons imbibés d'eau!!! Trop tard....