vendredi 16 octobre 2009

Le doudou de Babouille

Le doudou de Babouille sèche au soleil après un passage éclair dans la machine.
Je demeure toujours un peu émue face à une peluche les oreilles "épinglées" sur le fil.
Cet être, presque humain pour nos p'tits bouts, ne mérite pas de telles conditions de vie....
"Mais faut bien prendre ta douche, adoooorable souris verte....Tu pues!!!!"
Alors, pour ma conscience puérile, j'ai tapé la causette, des pinces à linge sur mes propres oreilles (on est copines à la vie, à la mort)
les fesses sur mon gazon tout froid....
Le ridicule ne tue point....
Rencontre avec la presse
Quand une exposition temporaire a lieu dans un lieu public, les Gentils Organisateurs préviennent la presse locale afin de promouvoir l'évènement.
Chose habituelle pour moi et mes Précieuses Ridicules.
Quasiment à l'aise devant les objectifs (les 2 quoi!), nous entamons un monologue-express sur le pourquoi-du-comment on en est arrivé là....
Les journalistes se prennent au jeu des questions fondamentales.
Ma défaillance non-adéquate ce moment-là : je baragouine, je baratine, je jacte sans concession.... Y a toujours trop de choses à dire....même si ce n'est pas l'instant propice!
Mes mains prennent la place dans ce discours....
Je prends conscience (bien tard malheureusement!) que mes paroles fusent délibérément dans une cacophonie verbale et gestuelle.
Mais on s'en sort finalement bien, le sourire aux lèvres pour tout le monde!
Articles à paraître dans Le Courrier de l'Ouest
et Ouest-France.







lundi 12 octobre 2009

Aujourd'hui, mes chaussettes ont le rythme

Pour la bande sonore, il faut imaginer le rythme endiablé de Jimmy Sommerville

"baby, my heart is following down......"

et mes pieds s'emballent ......

Aujourd'hui, je tarabiscote n'importe quoi
et je travaille en chaussettes...
Ce matin, j'ai ressorti du placard mes grosses chaussettes d'hiver et mes gros pinceaux déco.
Les 1ères parce que mes orteils ont besoin de chaleur réconfortante,
les seconds parce que j'ai mis mes mitaines au bout des doigts et pas facile de bosser dans ces conditions!
Trêve de plaisanteries!
Ce lundi, j'ai plutôt envie de produire de la matière avec mon brou de noix et mon encre et ma peinture. Je suis fâchée après mes pastels :
soit parce que je n'ai pas envie de me salir les ongles (enfin, pas tout de suite)
soit je suis éreintée du week-end et je débute le travail en douceur (pas du "rentre-dedans" maintenant),
soit je suis manifestement une artiste qui n'aime pas persister dans une monotonie ambiante...

Alors, j'exécute mes esquisses à même la toile, j'attends le sèchage tout en réfléchissant au bon enchaînement des évènements. Ces derniers tarabiscotent ma transe comateuse avant l'attaque inopinée et soudaine des pastels....
Quel programme, mes amis!


un chat dégoulinant...


des poulettes sur les toits


des souris sur les toits


Sur mes précédentes toiles, voici un nouveau volatile sans ascendance reconnue : tristesse notoire dans son regard. Il me fais penser à une cigogne qui aurait fait une bêtise...



Voici une maison qui fait peur. En fait, elle est apparue en 12 secondes sous l'effet d'une rare violence : j'avais dessiné un arbre que je ne supportais plus (une allure de ballon de foot-ball navrant dans mon univers). Alors, 3 coups de pinceau et voilà une maison qui hurle! Il faut la terminer mais je laisse reposer l'état des choses...


jeudi 8 octobre 2009

Triptyque céleste
pour débuter la journée
une dose de café pour un nuage de lait



quelques gouttes d'eau pour rafraîchir l'esprit



des petits coeurs amoureux pour égayer la journée





mercredi 7 octobre 2009

Des nouvelles toiles
Aux Beaux-Arts, quand j'expérimentais des nouvelles techniques et les approfondissais à ma façon, très vite, le support majeur de mes travaux était le papier journal encollé. Dès lors, chacune de mes illustrations arborait ce procédé du "marouflage".
Il y a encore 9 jours....
Oui mais là, dans l'agitation de mes neurones inspirés, pas le temps d'encoller, ni même d'attendre, un sèche-cheveux à la main, que ça sèche.
Alors, je me suis mise directement sur la toile, à même sa surface.
Un peu peur, la fille!
J'ai débuté par des croquis au crayon de bois. Puis, 1éres couches de pastels.
Je prenais vraiment conscience à ce moment que franchissais 1 étape cruciale mais délicate dans mon "Art"... Limite l' impression de vous trahir, de combiner 1 truc moche dans votre dos....
Mais fallait faire vite!
Et là, dans un sang-froid herculéen, j'ai raffolé cette démarche : hyper à l'aise!
J'aime la lumière qui découle des pastels,
j'aime la texture de la toile divulguée sous les couleurs,
j'aime la douceur des nuances, des coloris, des teintes,
j'aime mon bâton à l'huile qui glisse sur le lin....
Y a même 1 truc génial : quand je passe une coup de peinture acrylique, ce dernier se mélange légèrement avec le pastel....
J'ai gagné mon pari!
Parce que je m'y retrouve parfaitement et finalement, je ne trompe personne même pas mon univers artistique....même pas vous!
Je demeure d'une sérénité exemplaire...après tous les remous de ma petite vie chamboule-tout!

Je prolonge cette allégresse heureuse!


les croquis


les couleurs





les détails


les toiles